J N Darby – Lettre No. 107

Londres, mars 1871

A M. P.

Bien-aimé frère,

J N Darby
John Nelson Darby

J’ai été heureux d’avoir de vos nouvelles ainsi que des frères, et tout premièrement de nos chers frères de France. Dieu les a gardés ; il est toujours fidèle.

Vous aurez su comme tout le monde qu’il y a eu un second siège de Paris, les Communistes s’étant emparés de la ville. Des maux plus sérieux que dans le premier siège en sont résultés ; des batailles, des assauts livrés, puis pour empêcher le progrès des troupes, on a mis le feu à la ville en bien des endroits, et incendié des monuments publics. Vous en savez probablement plus que moi, car je ne lis pas les journaux ; cela me distrait, et le monde va son train, que je les lise ou que je ne les lise pas.

Les frères de Paris ont continué leurs réunions et ont été heureux, malgré les difficultés du temps. On a envoyé des fonds d’Angleterre, de Hollande, de Suisse, et on est venu en aide, au fur et à mesure de leurs besoins, aux ouvriers qui s’étaient endettés, ayant manqué de travail.

La Suisse va assez bien. Des frères anglais y sont actifs, et il y a eu un renouvellement de vie.

En Angleterre, en Ecosse, en Irlande et en Allemagne, dans le Canada aussi, l’œuvre du Seigneur fait toujours des progrès, mais le mal aussi, et d’une manière encore plus évidente. Pour ma part, cher frère, Christ est toujours davantage le tout de mon âme. Je vieillis, mon salut est plus près que lorsque j’ai cru. Toutefois, je travaille toujours, mais le travail me fatigue davantage ; ce n’est pas étonnant à 70 ans passés.

J’ai médité Matthieu à Londres, et j’ai excessivement joui de la présentation de Jésus, Jéhovah le Sauveur, homme dans ce monde, manifesté en chair, mais le modèle de notre position, le vainqueur dans notre combat, tout en étant Dieu en grâce, au milieu de nous.

Nous imprimons la seconde édition du Nouveau Testament français, avec les corrections et notes nouvellement ajoutées de la seconde édition anglaise, la troisième édition allemande, avec les mêmes corrections, ainsi que l’Ancien Testament que j’avais traduit la dernière fois que j’étais en Allemagne, ce qui, avec le travail ordinaire de l’œuvre, ne m’a pas laissé oisif. J’ai dû consulter plusieurs nouveaux manuscrits et m’occuper d’autres travaux critiques qui ne nourrissent guère…

Saluez affectueusement tous les frères.

Votre bien affectionné en notre précieux Sauveur.

 

Author: Sosthenes

Once the ruler of the synagogue at Corinth Then a co-writer of a letter by Paul - just a brother - no longer an official Now a blogger seeking to serve the Lord by posting some words that the Lord has given His Church.

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